Trouver un éditeur à compte d’éditeur reste le saint Graal mais cela reste aussi l’étape la plus élusive pour un écrivain, alors parfois, mettre les mains dans le cambouis et provoquer la chance peut être une bonne solution pour arriver à ses fins : la publication. L’auto édition est donc un processus attractif, mais, bien qu’elle soit plus judicieuse qu’une publication à compte d’auteur (à fuir a-bso-lu-ment), elle requiert une bonne dose de patience, de capacités sinon de budget, et une préparation minutieuse.
Puisque j’ai tenté l’aventure (par curiosité de ce processus, justement), je partage mon expérience de la chose avec toi ! En effet, j’ai publié mon recueil d’histoires courtes Bang Bang, 6 Shots at Love en auto édition (j’admets que comme c’était purement par curiosité, je n’ai pas lancé un roman complet dans l’équation 😇 ).
Je vais donc te parler des choses à savoir avant de te lancer dans l’auto édition.

 

SAVOIR TOUT FAIRE OU AVOIR UN BUDGET

C’est le point de départ (hormis l’écriture de ton livre bien évidemment !) : tu dois avoir les capacités, outre d’éditer ton roman pour qu’il soit parfait et de le corriger pour éviter de proposer un texte truffé de fautes, de le mettre en page, et de lui créer une couverture digne de ce nom. Et si tu ne sais pas faire ? Il va falloir débourser pour le faire faire par un professionnel…
Étant éditrice et correctrice de base, j’ai pu faire cela moi-même, mais, pour te donner un exemple, ma couverture m’a coûté 200€. Je tenais à avoir une illustration bien précise, et donc cela se paie puisque je dessine comme un pied.
C’est donc un budget conséquent à prévoir, car même si l’auto publication reste gratuite au niveau des plateformes comme Amazon ou Kobo, le reste doit être professionnel, tu as beau faire de l’auto édition, tu ne peux pas vendre quelque chose de non abouti.
Et si tu décides de faire imprimer un livre physique, le budget peut vite monter !
Mais quelle que soit l’étape, si tu dois embaucher quelqu’un pour le faire, embauche un professionnel, ne sois pas radin !

 

AVOIR UN LECTORAT DE BASE

Vendre ton livre auto publié restera difficile si tu n’as pas un lectorat de base. Je me suis personnellement lancée car je savais que j’allais vendre ce que j’allais imprimer et mettre en ligne, j’ai déjà un gros panel de lecteurs qui me suivent. Sans ça, il va falloir te démener pour promouvoir ton livre, et on passe donc au point suivant !

 

 

NE PAS ATTENDRE QUE LES VENTES SE FASSENT SEULES

Que ce soit avant la publication ou après, la promotion de ton livre est nécessaire.
Tu peux par exemple utiliser certaines plateformes pour auteurs pour te faire connaître avec du contenu gratuit, ce qui te permettra d’avoir ce lectorat de base dont je parle plus haut (j’ai écris pendant plus de 9 ans sur un site qui m’a permis de partager mon univers et de me faire connaître, d’où l’utilité de ne pas te lancer de but en blanc).
Une fois ton livre publié, il faut en parler, il existe des groupes sur Facebook, des sites, tu peux essayer également les salons du livre (mais un stand reste cher).
Tu peux également démarcher les librairies pour voir si elles veulent bien proposer ton livre à la vente.
En gros, il va falloir bosser autant pour vendre que pour écrire, les ventes ne se feront pas seules, les lecteurs ne viendront pas à toi par magie.

 

DÉCLARER LES RECETTES

La dernière étape, à partir du moment où tu as vendu ne serait-ce qu’un exemplaire : déclarer tes recettes.
Si tu es en freelance, rien de plus simple, il te suffit de l’ajouter lors de ta déclaration mensuelle (n’oublie pas que ce sont des bénéfices commerciaux, différents des services d’écrivain).
Si tu n’es pas en freelance, il faudra les déclarer en bénéfices non commerciaux (BNC) sur ta déclaration annuelle de revenus (voir ICI pour plus d’infos).

 

ALORS, PRÊT(E) À TE LANCER ?