À mes débuts, j’avais parfois du mal à refuser des clients ou à terminer des collaborations même avec des warnings qui clignotaient de tous les côtés, me disant que ce qui me semblait farfelu voire inquiétant allait se tasser ou que ça faisait partie du métier. Avec le temps, heureusement, j’ai appris à mettre mes propres limites pour éviter dès le départ de me retrouver dans des situations qui ne me conviennent pas, ou à arrêter de travailler avec ces clients dès que mon contrat le permettait.
Je partage donc avec toi ces 5 TYPES DE CLIENTS  À FUIR ABSOLUMENT, pour ton bien-être mental et financier. Car oui, les conséquences de ces collaborations bancales sont toujours pour ta pomme…

 

LE CLIENT QUI NÉGOCIE TES TARIFS AGRESSIVEMENT

“C’est trop cher !” 
“Machin le fait pour la moitié !”
“Mais ça vous fera une belle publicité !”
Tu les entendras à un moment ou à un autre, et bien que faire une (petite, pas 50%) ristourne à un client dont le contrat t’assure une charge de travail constante dans le temps reste normal (mais pas obligatoire), ton travail a une valeur que tu as normalement parfaitement calculée avant de te lancer. Te mettre au rabais dévalorise non seulement ton image, mais celle de la branche dans laquelle tu travailles. Bosser pour moins cher t’apportera certes peut-être un peu plus de clients au départ, mais tu devras travailler tellement pour boucler tes fins de mois que tu le regretteras vite, quand tu feras 70h/semaine pour moins d’un smic.

 

LE CLIENT QUI NE SAIT PAS CE QU’IL VEUT

Il a une vague idée, il a besoin de toi pour la réaliser, mais les directives ne sont pas claires, il ne connait pas lui-même sa ligne éditoriale/n’a pas défini d’image de marque pour son entreprise, il n’a aucun délai, il n’a pas vraiment réfléchi en fait mais ce que tu fais lui plait… Cours, et ne te retourne pas. Tu n’es pas nounou/devin et le client est supposé savoir pourquoi il vient à toi. Ton offre de service est claire, si lui ne sait pas trop, toi, tu sais : c’est non.

 

LE CLIENT QUI EN A BESOIN POUR HIER

Il t’a à peine contacté qu’il exige déjà de passer devant tous tes clients actuels, c’est urgent, c’est un monsieur très important, sa société est au dessus du lot alors tu comprends, il lui faut le tapis rouge. Sauf que tu as déjà des engagements, des délais à respecter envers des clients qui te font confiance et que tu dois traiter de façon égale.
Parfois, il tente même la pitié, t’invitant à sacrifier ton temps libre parce que vraiment, il te le rendra bien ! En te harcelant 17 fois par heure pour savoir si ça avance. Par mail, sur Skype, par message privé sur Facebook… et étrangement, il trouvera bien moins urgent de te payer quand tu en auras fini avec lui !

 

LE CLIENT MALHONNÊTE

Là aucune négociation possible. Si tu t’en rends compte alors que tu as déjà signé avec ce client, c’est tendu, mais libère-toi le plus vite possible. Aucune exposition, aucun revenu ne justifie de se faire entuber, noyer dans le stress voire traiter comme de la .
Si c’est le client lui-même qui est louche, même si cela n’interfère pas avec ton travail, méfiance aussi. Si c’est un habitué des plaintes/convocations au tribunal, si sa (mauvaise) réputation le précède, ne t’associe pas à ce genre de client, pour le bien de ton image à toi.

 

LE CLIENT QUI SABORDE TON TRAVAIL

Tu rends un article propre et travaillé, et une fois publié il n’a plus rien à voir avec ce que tu as fourni : truffé de fautes, phrases remaniées dont le sens ne rejoint plus du tout tes idées, ou simplement mauvaise mise en page, images de mauvaise qualité… ça te pique les yeux.
Qui sera jugé sur tout ça ? Toi, l’auteur, pas l’éditeur qui a cru bon de montrer son incompétence, pas le client qui n’y connait rien en mise en page ou a un niveau d’exigence proche de zéro de ce qui se trouve sur son site. Toi, dont le nom signe l’article.
Non, une fois rendu et payé, tu ne devrais pas t’en laver les mains : bonjour la vitrine pour tes (ex) futurs clients…

 

Bref, tu l’as compris, être freelance c’est apprendre à avoir du nez pour débusquer les relous et les mauvais payeurs, avoir une éthique stricte (et s’y tenir), et savoir dire non. Si ton instinct te dit de ne pas y aller, écoute-toi !

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ET TOI, TU RAJOUTERAIS QUOI À CETTE LISTE ?